La confiance en soi n’est plus un « luxe » de développement personnel, mais un véritable enjeu de santé mentale et de réussite au quotidien. Les dernières enquêtes en France montrent qu’entre 50 et 60 % des adultes déclarent manquer régulièrement de confiance en eux, avec un impact direct sur le travail, la vie affective et la santé psychologique. Quand le mental sature de conseils rationnels et de pensées positives, l’hypnose ericksonienne propose un autre chemin : accéder à l’inconscient pour transformer de l’intérieur les automatismes de doute, de peur du jugement et d’auto‑sabotage. En cabinet comme en auto‑hypnose, cette approche thérapeutique douce aide à installer une sécurité intérieure plus stable, qui accompagne chaque prise de parole, chaque décision, chaque interaction avec les autres.
Comprendre les bases de l’hypnose ericksonienne : héritage de Milton H. Erickson et distinction avec l’hypnose classique
Approche indirecte et permissive : métaphores, suggestions imbriquées et langage hypnotique ericksonien
L’hypnose ericksonienne, héritée du psychiatre Milton H. Erickson, se distingue par une approche indirecte et très personnalisée. Plutôt que de donner des ordres directs au style « Vous avez confiance en vous », le thérapeute utilise des métaphores, des histoires et des suggestions imbriquées pour que votre inconscient trouve ses propres solutions. Le langage hypnotique s’appuie souvent sur des formulations permissives comme « vous pouvez commencer à remarquer… », ou « il est possible que… ». Ce style évite les résistances et respecte votre rythme intérieur.
Concrètement, un hypnothérapeute ericksonien peut raconter l’histoire d’une personne qui, progressivement, ose s’affirmer au travail. Votre esprit conscient écoute une histoire, tandis que la partie inconsciente commence à associer ce récit à vos propres situations. Des praticiens expérimentés, comme la thérapeute que l’on peut découvrir sur le site francoise-lefeuvre.fr, utilisent ce type de langage pour accompagner des problématiques de confiance en soi sans jamais vous brusquer.
En hypnose ericksonienne, le changement ne s’impose pas de l’extérieur : il émerge de l’intérieur, dès lors que l’inconscient reçoit des suggestions compatibles avec vos valeurs et votre histoire.
État modifié de conscience, transe légère et phénomènes hypnotiques liés à la confiance en soi
L’hypnose ericksonienne repose sur un état modifié de conscience, souvent décrit comme une transe légère à moyenne, comparable à ces moments où vous êtes absorbé par un film ou un trajet en voiture. Vous restez conscient, vous entendez tout, mais l’attention se tourne davantage vers le monde intérieur. Des études de neuro‑imagerie publiées après 2018 montrent que cet état s’accompagne d’une modification des réseaux cérébraux impliqués dans la perception de soi et la régulation émotionnelle.
Dans ce contexte, certains phénomènes hypnotiques deviennent utiles pour la confiance en soi : distorsion du temps pendant une prise de parole imaginée, amplification de sensations de calme ou de solidité, dissociation temporaire des souvenirs douloureux pour les revisiter sans se submerger. L’objectif n’est pas de « dormir », mais de créer un espace psychique où votre cerveau devient plus souple, plus ouvert au changement de croyances.
Différences entre hypnose ericksonienne, hypnose directive et auto‑hypnose structurée
L’hypnose directive, dite classique, se caractérise par des suggestions claires et autoritaires : « À trois, votre peur disparaît », « Vous êtes totalement sûr de vous ». Cette méthode peut fonctionner pour certaines personnes, mais elle se heurte rapidement aux résistances internes quand le manque d’estime de soi est ancien ou lié à des blessures profondes.
L’hypnose ericksonienne, au contraire, part du principe que chaque individu possède déjà des ressources inconscientes et que le thérapeute adopte une position de guide plutôt que d’expert tout‑puissant. Quant à l’auto‑hypnose structurée, elle reprend les principes ericksoniens (langage permissif, métaphores, focalisation) mais vous les appliquez vous‑même, à l’aide de scripts ou d’enregistrements personnalisés. Cette combinaison hypnose guidée / auto‑hypnose offre un levier puissant pour renforcer la confiance en soi au quotidien.
Cadre thérapeutique : alliance, calibration non verbale et sécurité émotionnelle du sujet
La qualité de l’alliance thérapeutique conditionne largement les résultats en hypnose ericksonienne. Une méta‑analyse publiée dans le « Journal of Psychotherapy Integration » rappelle que, toutes méthodes confondues, plus de 30 % de l’efficacité d’une thérapie est liée à cette relation de confiance. Le praticien ericksonien calibre en permanence votre respiration, votre ton de voix, votre posture. Ces signaux non verbaux lui permettent d’ajuster ses suggestions et de s’assurer que vous restez dans une zone de sécurité émotionnelle.
Ce cadre sécurisant est particulièrement essentiel lorsqu’il s’agit de travailler des thématiques de honte, de timidité extrême ou de syndrome de l’imposteur. Le thérapeute explique le processus, pose des limites claires (vous gardez le contrôle, vous pouvez interrompre à tout moment), et vérifie régulièrement que ce qui se passe en séance reste supportable pour vous.
Mécanismes psychologiques de la confiance en soi ciblés par l’hypnose ericksonienne
Croyances limitantes, dialogue interne négatif et recadrage cognitif en transe
Le manque de confiance en soi repose souvent sur des croyances limitantes telles que « je ne suis pas capable », « je vais forcément échouer », « les autres sont meilleurs que moi ». Ces pensées automatiques, parfois installées depuis l’enfance, deviennent un véritable dialogue interne négatif. Les recherches en psychologie cognitive montrent qu’une personne peut générer jusqu’à 60 000 pensées par jour, dont une proportion importante à dominante auto‑critique en cas de faible estime de soi.
En état hypnotique, ce flux mental devient plus malléable. Le praticien propose des recadrages : et si une erreur n’était plus la preuve d’une incompétence, mais un retour d’information utile ? Et si une critique ne remettait pas en cause votre valeur globale ? Ce recadrage cognitif en transe permet à votre inconscient de recomposer, comme un montage vidéo, la signification de certaines scènes de vie. Une même situation peut ainsi être réassociée à des émotions de curiosité ou de détermination plutôt qu’à la honte ou à la peur.
Réactivation de ressources internes et ancrage de souvenirs de réussite
Chaque personne dispose de moments de vie où la confiance en soi a été présente : un examen réussi, une conversation fluide, une décision courageuse. Pourtant, en période de doute, ces souvenirs semblent lointains, voire inaccessibles. L’hypnose ericksonienne aide à réactiver ces ressources internes en vous plongeant à nouveau, sensoriellement, dans ces expériences de réussite.
Le thérapeute vous invite par exemple à revivre une scène où vous vous êtes senti(e) solide, légitime, à l’aise. Pendant que vous revisitez ce souvenir, il crée un ancrage : un geste discret, un mot, une image symbolique. Ensuite, ce même geste ou mot pourra être utilisé avant une réunion, un rendez‑vous important ou une prise de parole pour réactiver l’état émotionnel de confiance, comme si vous aviez un raccourci interne vers vos meilleures versions de vous‑même.
Travail sur l’estime de soi, le sentiment d’auto‑efficacité (bandura) et l’image de soi
La psychologie moderne distingue plusieurs facettes : l’estime de soi (la valeur que vous vous accordez), l’image de soi (la représentation mentale de qui vous êtes) et le sentiment d’auto‑efficacité (votre croyance à pouvoir agir efficacement dans une situation donnée), concept développé par Albert Bandura. L’hypnose ericksonienne peut cibler ces trois dimensions de manière complémentaire.
En transe, il devient possible de revoir « de l’intérieur » votre image de vous : se percevoir plus droit, plus ancré, plus clair dans votre voix. Parallèlement, le thérapeute vous amène à reconnaître vos compétences concrètes, même modestes, comme autant de preuves que vous pouvez agir. Les études en psychologie de la santé indiquent qu’un sentiment d’auto‑efficacité élevé est associé à un meilleur pronostic dans les maladies chroniques et à une plus grande persévérance face aux obstacles. Appliquée à la confiance en soi, l’hypnose soutient donc un véritable changement de posture.
Gestion de l’auto‑sabotage, du perfectionnisme et du syndrome de l’imposteur
Vous arrive‑t‑il de reporter systématiquement un projet important, de minimiser vos réussites ou de penser que « ce n’est qu’une question de temps avant qu’on se rende compte que je ne suis pas à la hauteur » ? Ces mécanismes relèvent de l’auto‑sabotage, du perfectionnisme rigide et du syndrome de l’imposteur, très répandu chez les profils compétents. Des enquêtes dans les grandes entreprises européennes indiquent que jusqu’à 70 % des cadres disent avoir déjà ressenti ce sentiment d’imposture.
L’hypnose ericksonienne considère ces comportements comme des stratégies de protection devenues inadaptées. En transe, le thérapeute peut dialoguer avec la « partie » de vous qui sabote, pour comprendre ce qu’elle essaie de préserver (éviter l’échec, le rejet, la critique) puis lui proposer d’autres manières de vous protéger plus compatibles avec votre épanouissement. Cette approche interne, parfois métaphorique, crée de la souplesse là où il n’y avait que rigidité et auto‑jugement.
Désensibilisation émotionnelle face au jugement d’autrui et à la peur de l’échec
La peur du regard des autres et la peur de l’échec constituent deux racines majeures du manque de confiance. Les recherches en neurosciences sociales montrent que le rejet social est traité par le cerveau comme une forme de douleur physique. Il est donc cohérent que votre système d’alarme se déclenche avant une présentation, un entretien ou même un simple appel téléphonique.
L’hypnose ericksonienne permet une forme de désensibilisation émotionnelle : vous visualisez la situation anxiogène en restant connecté(e) à un état de calme, de sécurité interne, souvent préparé par l’ancrage ou la création d’un « lieu sûr » intérieur. Progressivement, votre système nerveux apprend que ces contextes ne menacent pas votre intégrité, et l’intensité de la peur diminue. Cet apprentissage ressemble au fait d’habituer un détecteur de fumée trop sensible à ne plus s’affoler pour chaque toast légèrement grillé.
Protocoles d’hypnose ericksonienne spécifiquement orientés vers le renforcement de la confiance en soi
Inductions progressives et approche utilisationnelle inspirée de Milton Erickson
Milton Erickson insistait sur une approche « utilisationnelle » : tout ce que vous amenez en séance – vos résistances, vos croyances, vos gestes nerveux – peut devenir un levier thérapeutique. Les inductions progressives commencent souvent par une simple conversation, puis s’appuient sur votre manière de respirer, de bouger les yeux, de poser les mains, pour vous guider progressivement vers l’état hypnotique.
Cette façon de faire renforce déjà la confiance en soi : vous réalisez que rien n’est « faux » ou problématique en vous, que chaque réaction peut être utilisée de manière créative.
Scénarios de régression positive pour revisiter et revaloriser des expériences passées
La régression positive consiste à revisiter des moments réels où vous avez été confiant(e), déterminé(e), ou simplement en paix avec vous‑même. Loin des clichés de « retour en enfance » spectaculaire, il s’agit surtout de recréer les conditions sensorielles et émotionnelles d’une expérience ressource. Votre inconscient peut alors ré‑échantillonner ces états pour les remettre au présent.
Un exemple : revivre un souvenir d’enfance où vous étiez absorbé dans un jeu, totalement libre du regard des autres. L’hypnothérapeute vous aide à ressentir dans le corps cette simplicité, ce plaisir de faire sans se juger. Ensuite, ce même état peut être transféré à des situations adultes, comme prendre la parole en réunion ou démarrer un nouveau projet professionnel.
Technique de la « future pace » : projection mentale de soi confiant dans des situations clés
La technique de future pace, issue à la fois de l’hypnose et de la PNL, consiste à vous projeter mentalement dans un futur proche ou lointain, en vous voyant agir avec assurance dans une situation précise. Le cerveau, qui ne fait pas totalement la différence entre une expérience intensément imaginée et une expérience réelle, commence à coder cette scène comme un scénario possible, voire probable.
En hypnose ericksonienne, cette projection est guidée avec finesse : ressentir le sol sous vos pieds pendant votre présentation, entendre votre voix posée, percevoir le regard respectueux du public. Plus ces détails sont riches, plus votre système nerveux dispose de repères pour reproduire, le moment venu, cette version confiante de vous‑même.
Ancrage kinesthésique de sensations de calme, d’assurance et de stabilité corporelle
L’ancrage kinesthésique utilise le corps comme point d’appui pour la confiance. En transe, le thérapeute invite à amplifier des sensations de chaleur dans la poitrine, de solidité dans les jambes, d’ouverture dans les épaules. Au moment où ces sensations atteignent un pic agréable, il propose un geste simple, discret : presser deux doigts, toucher un poignet, inspirer d’une certaine manière.
Ce couplage entre geste et état émotionnel crée une association durable. Dans la vie quotidienne, répéter ce même geste permet de réactiver partiellement le calme et l’assurance. Cette technique, fréquemment transmise ensuite en auto‑hypnose, devient un véritable « bouton interne » pour gérer le trac, les conversations difficiles ou les imprévus anxiogènes.
Création d’un « lieu sûr » intérieur pour sécuriser l’exposition à des contextes anxiogènes
La création d’un lieu sûr intérieur est l’un des protocoles les plus utilisés en hypnose ericksonienne, notamment pour la confiance en soi face au stress. Il s’agit de construire, en imagination, un paysage réel ou imaginaire où vous vous sentez parfaitement en sécurité : plage, montagne, pièce lumineuse, jardin secret. Tous les sens y sont mobilisés : ce que vous voyez, entendez, touchez, sentez.
Ensuite, ce lieu devient une base de repli à partir de laquelle vous pouvez observer ou revisiter des situations difficiles. Comparable à un harnais de sécurité pour un grimpeur, ce point d’ancrage interne permet d’explorer des peurs (jugement, échec, conflit) sans se sentir débordé. De nombreux programmes modernes de gestion du stress, y compris dans les entreprises, intègrent désormais cette forme de visualisation sécurisante.
Applications concrètes de l’hypnose ericksonienne à la confiance en soi dans la vie quotidienne
Prise de parole en public : préparation mentale avant une présentation ou un entretien d’embauche
La peur de parler en public est l’une des phobies sociales les plus fréquentes, touchant jusqu’à 30 % de la population selon certaines études. L’hypnose ericksonienne propose une préparation mentale très complète avant une présentation, une soutenance ou un entretien. Vous pouvez par exemple simuler en transe chaque étape : entrer dans la salle, saluer, poser vos notes, respirer, regarder l’auditoire.
Associée à la technique de future pace et aux ancrages corporels, cette répétition intérieure augmente significativement votre sentiment de contrôle. Plusieurs recherches sur les sportifs de haut niveau montrent que l’imagerie mentale améliore la performance de 10 à 20 % en moyenne ; l’effet est comparable sur la prise de parole quand la préparation est suffisamment structurée.
Confiance en soi au travail : affirmation de soi en réunion, négociation salariale et leadership
Au travail, le manque de confiance se manifeste par une difficulté à s’exprimer en réunion, à poser des limites ou à négocier une rémunération juste. Des études RH européennes indiquent que plus de 40 % des salariés estiment ne pas défendre comme ils le souhaiteraient leurs intérêts en entretien annuel. L’hypnose ericksonienne aide à préparer ces moments clés.
En séance, il est possible de rejouer des scènes de réunion, de s’entendre prononcer clairement un désaccord, de ressentir la légitimité de formuler une demande d’augmentation. Certains thérapeutes proposent même des jeux de rôle légers en amont, puis ancrent en hypnose les postures corporelles et vocales associées à un leadership calme, non agressif mais ferme.
Confiance relationnelle : expression des besoins, gestion des conflits et limites personnelles
Dire « non », exprimer un besoin, poser une limite sans se sentir coupable : ces compétences relationnelles supposent une confiance en soi suffisante. L’hypnose ericksonienne permet de travailler sur la peur de déplaire, de perdre l’autre ou de déclencher un conflit. Grâce au lieu sûr, au recadrage des croyances et aux ancrages, vous pouvez expérimenter en imagination des conversations plus affirmées.
Par exemple, revisiter un conflit passé pour y introduire, en transe, une version de vous qui s’exprime avec respect mais fermeté. Ce type de « réécriture intérieure » ne change pas le passé, mais modifie votre mémoire émotionnelle. À la prochaine situation similaire, le cerveau disposera d’un nouveau modèle relationnel, moins soumis et plus équilibré.
Performances sportives et artistiques : routines hypnotiques pour scéniques et compétitions
De nombreux artistes, musiciens, comédiens et sportifs utilisent aujourd’hui des techniques issues de l’hypnose pour préparer leurs performances. Les championnats internationaux, les tournées et même les auditions d’orchestre se doublent souvent d’un travail mental intensif. L’objectif : transformer le trac en énergie mobilisatrice, plutôt qu’en blocage paralysant.
Une routine hypnotique peut inclure une courte induction, l’activation d’un ancrage de confiance, la visualisation détaillée de la scène ou de la compétition, et un script interne du type : « à chaque respiration, le corps retrouve ses automatismes d’entraînement ». Une phrase‑clé, choisie en séance, sert de déclencheur avant de monter sur scène ou d’entrer sur le terrain.
Gestion des micro‑défis quotidiens : appels téléphoniques, démarches administratives, nouvelles rencontres
La confiance en soi ne se joue pas seulement dans les grands événements, mais aussi dans les micro‑défis du quotidien : passer un appel administratif, demander un renseignement, se présenter à une nouvelle personne. Pour certaines personnes, ces tâches banales sont de vrais pics d’anxiété.
L’hypnose ericksonienne aide à « lisser » cette courbe émotionnelle. En visualisant à l’avance ces petites scènes, en activant un ancrage de calme et en répétant un script interne rassurant, vous pouvez transformer ces moments de tension en occasions d’entraînement. L’effet cumulé de ces petites victoires quotidiennes renforce progressivement l’estime de soi de manière très concrète.
Auto‑hypnose ericksonienne au quotidien : protocoles guidés pour entretenir la confiance en soi
Construction d’un rituel d’auto‑hypnose matin et soir : respiration, focalisation et script interne
Pour consolider les effets d’une thérapie ou simplement entretenir un bon niveau de confiance, l’auto‑hypnose ericksonienne constitue un outil précieux. Un rituel simple peut être mis en place matin et soir : 5 à 10 minutes suffisent souvent pour recalibrer l’état intérieur. La structure pourrait ressembler à ceci :
- Respiration lente et profonde pendant 1 à 2 minutes.
- Focalisation sur une sensation agréable (chaleur dans la poitrine, détente du visage).
- Répétition d’un court script interne positif, formulé au présent et de manière permissive.
Ce type de routine s’inscrit dans les approches modernes de self‑care validées par de nombreuses études en psychologie de la santé.
Écriture et utilisation de scripts personnalisés de confiance en soi à partir du langage ericksonien
Rédiger vos propres scripts d’auto‑hypnose renforce l’appropriation du processus. Le langage ericksonien invite à utiliser des formulations souples, ouvertes, sans injonctions. Au lieu de « Je dois être confiant », privilégier des phrases comme : « Il m’arrive de plus en plus souvent de me sentir à ma place », ou « Une partie de moi sait déjà comment rester calme en réunion ».
Ces scripts peuvent être lus mentalement en état d’auto‑hypnose, ou enregistrés avec votre voix et écoutés régulièrement. L’écriture elle‑même a un effet thérapeutique : elle oblige à préciser les situations où vous voulez davantage de confiance, les émotions souhaitées, les comportements concrets à ancrer.
Visualisation structurée de soi confiant dans des contextes récurrents (open‑space, transports, réunions)
La visualisation ne se limite pas aux grands objectifs de vie. Elle gagne à être appliquée aux contextes récurrents : open‑space bruyant, transports bondés, réunions hebdomadaires. En auto‑hypnose, vous pouvez consacrer chaque jour quelques minutes à revisiter ces scènes, en y installant une version plus calme et plus affirmée de vous‑même.
Par exemple, se voir arriver au bureau avec une respiration ample, vous sentir présent dans votre corps malgré le bruit, vous entendre répondre avec clarté à une sollicitation imprévue. Ce travail répété produit un effet d’accumulation, comme des micro‑entraînements invisibles qui changent progressivement votre manière d’habiter ces lieux du quotidien.
Journal de bord hypnotique : suivi des séances, mesures subjectives de confiance et ajustements
Tenir un journal de bord hypnotique permet de suivre l’évolution de votre confiance en soi de manière très concrète. Après chaque séance (guidée ou auto‑hypnose), noter : le thème travaillé, les sensations ressenties, une échelle subjective de confiance (par exemple de 0 à 10) avant et après. Ce simple geste de suivi transforme un travail parfois diffus en processus mesurable.
Ce journal met aussi en lumière les contextes qui évoluent le plus vite, et ceux qui nécessitent un focus supplémentaire. Certains hypnothérapeutes demandent à leurs clients de partager ces notes en début de séance, afin d’ajuster finement les protocoles utilisés. Cette démarche rejoint l’esprit de la thérapie brève : orientée solution, centrée sur les changements observables.
Combinaison auto‑hypnose, cohérence cardiaque et ancrages corporels pour une intégration durable
Les recherches récentes sur la régulation émotionnelle montrent l’intérêt de combiner plusieurs approches : respiration en cohérence cardiaque, ancrages corporels, auto‑hypnose. Trois fois 5 minutes de cohérence cardiaque par jour réduisent significativement le niveau de cortisol (hormone du stress) au bout de quelques semaines, selon plusieurs études cliniques.
En associant cette respiration rythmée à un état hypnotique léger et à un geste d’ancrage, vous créez un véritable protocole intégré pour la confiance. Avant une situation stressante, quelques cycles respiratoires, l’activation du geste ressource et un bref rappel mental de votre script suffisent souvent à stabiliser le système nerveux et à retrouver vos repères internes.
| Outil | Durée typique | Effet principal sur la confiance en soi |
|---|---|---|
| Auto‑hypnose ericksonienne | 5–15 min | Reprogrammation des croyances, visualisation positive |
| Cohérence cardiaque | 5 min | Stabilisation physiologique, baisse du stress |
| Ancrage corporel | Quelques secondes | Accès rapide à un état de calme et d’assurance |
Choisir un hypnothérapeute ericksonien pour travailler la confiance en soi : critères et précautions
Formations de référence : AFNH, ARCHE, IFHE, CHTIP et certifications en hypnose ericksonienne
En France, le titre d’« hypnothérapeute » n’est pas protégé, d’où l’importance de vérifier le parcours du praticien. Pour travailler une problématique sensible comme la confiance en soi, mieux vaut s’orienter vers des professionnels formés dans des instituts reconnus : AFNH (Association Française de Nouvelle Hypnose), ARCHE, IFHE, CHTIP, ou encore des centres universitaires associés à des services hospitaliers.
Ces formations incluent généralement plusieurs centaines d’heures de pratique, une supervision et un travail personnel obligatoire.
Éthique professionnelle, cadre déontologique et limites de l’hypnose dans les troubles de l’estime de soi
Un hypnothérapeute sérieux respecte un cadre déontologique clair : confidentialité, consentement éclairé, respect des limites de sa compétence. L’hypnose ericksonienne peut apporter un soutien précieux dans les troubles de l’estime de soi, mais ne remplace pas un suivi psychiatrique ou psychologique lorsqu’il s’agit de dépression sévère, de troubles psychotiques ou de traumatismes complexes.
L’hypnose n’est ni une baguette magique ni un substitut à la médecine : c’est un outil complémentaire puissant, à condition d’être utilisé dans un cadre rigoureux et sécurisé.
Lorsqu’un praticien estime que votre situation nécessite un diagnostic médical ou un autre type d’accompagnement, il oriente vers les professionnels adaptés. Cette capacité à poser des limites témoigne justement d’un haut niveau de professionnalisme.
Déroulé type d’une séance centrée sur la confiance en soi : anamnèse, induction, travail et émergence
Une séance d’hypnose ericksonienne centrée sur la confiance suit généralement quatre temps :
- Anamnèse : échange approfondi pour comprendre les situations où la confiance manque, les tentatives déjà faites, les ressources disponibles.
- Induction : installation progressive de l’état hypnotique par la voix, la respiration, la focalisation.
- Travail thérapeutique : recadrage de croyances, régression positive, future pace, création d’ancrages, selon votre objectif.
- Émergence : retour à l’état de veille, intégration consciente des ressentis et éventuelle prescription d’exercices entre les séances.
Cette structure reste flexible et adaptée à votre rythme. Certaines personnes ont besoin de plus de temps pour se sentir en sécurité dans la transe, d’autres entrent très vite dans l’expérience hypnotique. Le thérapeute ajuste la durée de chaque phase en fonction de vos réactions.
Articulation avec la TCC, la thérapie ACT ou l’approche humaniste pour un suivi multidisciplinaire
De plus en plus de professionnels articulent l’hypnose ericksonienne avec d’autres approches : TCC (thérapies cognitivo‑comportementales), ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement), approche humaniste. La TCC offre des outils structurés pour identifier et modifier les pensées dysfonctionnelles, l’ACT travaille la flexibilité psychologique et les valeurs, l’hypnose facilite l’intégration émotionnelle à un niveau plus profond.
Pour un problème de confiance en soi très ancien, cette combinaison est souvent pertinente. Par exemple, des exercices TCC pour repérer les auto‑critiques, des séances d’hypnose pour reprogrammer l’inconscient, et des pratiques inspirées de l’ACT pour accepter certaines vulnérabilités tout en avançant vers une vie plus alignée. Un praticien formé à plusieurs approches peut construire ce type de suivi sur mesure.
Identifier les signaux de progression : indicateurs concrets d’augmentation de la confiance au quotidien
Comment savoir si la confiance en soi progresse réellement ? Au‑delà du ressenti global, plusieurs indicateurs concrets peuvent être observés :
- Augmentation du nombre de prises de parole spontanées en réunion ou en groupe.
- Réduction du temps passé à ruminer après une erreur ou une interaction sociale.
- Capacité nouvelle à dire « non » à une demande déraisonnable, sans se juger.
- Diminution de l’intensité physique du trac (moins de sueurs, de tremblements, de boule au ventre).
Des échelles auto‑évaluatives, comme noter chaque soir de 0 à 10 votre confiance dans une situation donnée, aident à objectiver ces changements. L’hypnose ericksonienne ne transforme pas une personne timide en extraverti flamboyant, mais renforce une base intérieure de sécurité qui vous permet, jour après jour, d’habiter plus pleinement vos choix, vos paroles et vos relations.
